On me demande souvent ce qui caractérise ma façon d’accompagner. Voici ce qui, pour moi, en fait le cœur, que vous veniez pour vous-même, avec votre équipe, pour devenir équicoach ou pour nourrir votre pratique.
Les chevaux nous montrent la voie
Les chevaux sont de grands herbivores sociaux. Puissants et sensibles à la fois, ils ont développé une intelligence relationnelle d’une grande richesse. Chacun tient sa place dans le groupe, et cette place compte pour tous. Ils savent poser des limites sans envahir l’autre, prendre soin du lien sans s’y perdre, et vivre ensemble dans un équilibre souvent remarquable. Tout n’est pas doux pour autant : leurs échanges peuvent être vifs, parfois musclés. Ils cherchent à satisfaire les besoins de chacun et ceux du collectif, et privilégient la relation plutôt que le territoire. Et ils perçoivent avec une grande précision ce qui se passe autour d’eux, et en nous.
Cette intelligence relationnelle pose les bases de ce que j’appelle l’intelligence du lien® : une façon d’être en lien, avec soi, avec les autres, avec le monde. C’est elle qui inspire tout mon travail. Auprès des chevaux, il devient possible de l’explorer, de l’éprouver, et de retrouver en soi une manière d’avancer à la fois puissante et sensible.
Les chevaux ne sont pas, pour moi, des outils ni un décor. Ce sont des partenaires et des guides, considérés comme des êtres à part entière. Leur bien-être est, à mes yeux, une responsabilité importante.
Puissant et sensible
Dans nos sociétés, on oppose souvent la puissance et la sensibilité, comme s’il fallait choisir. Les chevaux, grands herbivores, nous montrent qu’il existe un autre choix.
L’humain, lui, est omnivore. Il porte en lui deux façons de fonctionner : un mode que j’appelle herbivore, tourné vers le lien, la coopération, le gagnant-gagnant, et un mode carnivore, plus tourné vers la conquête et le territoire. Chacun peut avoir son utilité. Mais le mode carnivore est, depuis longtemps, plus largement valorisé dans nos sociétés, et la force du mode herbivore y est souvent méconnue.
Une partie de mon travail consiste à rééquilibrer ces deux modes, et à apprendre à mobiliser chacun de la façon la plus adaptée.
Accompagner sans prendre le pouvoir
C’est l’ancre de ma pratique. J’accompagne sans prise de pouvoir, même subtile : sans orienter à la place de la personne, sans interpréter pour elle, sans décider à sa place de ce qui est juste pour elle. Je crois que personne n’est mieux placé qu’elle pour le savoir.
Ce n’est pas pour autant la laisser seule, sous prétexte de ne rien dire. D’ailleurs, on ne dit pas rien. C’est l’accompagner pour qu’elle puisse reconnecter et déployer ses propres ressources, sur son propre chemin.
Ce choix a un effet parfois surprenant. Sur le moment, il peut sembler qu’il se passe moins de choses qu’avec un accompagnement plus directif, ou dans lequel l’accompagnant donne des conseils et des solutions. Mais d’après ce que j’observe depuis de nombreuses années, ce qui se transforme ainsi est souvent plus subtil, plus profond, et plus durable, parce que la personne s’appuie sur ce qui lui appartient.
Mon intention profonde est que chaque personne retrouve son plein pouvoir personnel. C’est une orientation que je revendique, et qui guide chacun de mes choix d’accompagnement.
Plusieurs niveaux à la fois
Une transformation réelle et durable nécessite souvent, pour moi, de prendre en compte la personne dans son ensemble : la tête, le cœur, le corps, les émotions, l’intuition. Et elle respecte le système nerveux autonome de chacun, qui a besoin de se sentir en sécurité pour s’ouvrir. Rien n’est forcé. L’idée est de respecter le rythme de chacun : j’y suis très attentive, pour ne pas brusquer ce qui n’est pas prêt.
Concrètement, cela passe par des expériences vécues au sol, auprès des chevaux, par des expériences pratiques entre humains, et par des outils pour comprendre ce qui se joue et l’intégrer au quotidien. Avec de l’humour, de la simplicité et du concret. Et une grande attention à la vulnérabilité, que j’ai fait de l’une de mes spécialités, et à laquelle j’ai consacré une masterclass.
Un cadre intimiste
Je travaille en très petits groupes, par choix. Ils permettent de vivre à la fois la richesse du collectif et un accompagnement personnalisé, dans le calme du Parc naturel régional de la Sainte-Baume.
Des bases solides : Eponaquest et Medicine Horse Way
Mon approche s’appuie sur deux approches internationales. Eponaquest, fondée par Linda Kohanov, auprès de qui je me suis formée aux États-Unis à partir de 2011. Et Medicine Horse Way, fondée par Carol Roush, dont je suis aujourd’hui le seul Maître Instructeur en France.
Je les ai fait évoluer au fil des années, à partir de ma pratique, de mes vingt ans d’expérience en entreprise, et de références scientifiques que je continue de suivre de près.
Je suis aussi engagée activement dans le métier, notamment au sein du SynPAAC, le syndicat professionnel des équicoachs.
Pour découvrir mon parcours en détail : Qui suis-je ? Et pour vivre cette approche auprès des chevaux : Développement personnel.
